Pour les éditeurs et leurs minuscules point de vue, leurs marottes et leurs règles sectaires, le prix littéraire est plus un exercice de médiatisation, un peu comme le beaujolais nouveau ou les offres de lingerie de la st valentin, un teasing destiné à montrer que le livre bouge encore, de la part de ses fossoyeurs.
Le résultat, toujours le même : des ventes bouirsouflées (un peu comme de la gonflette), des lecteurs se donnent un genre et ne lisent pas, des écrivains consacrés pour un temps court et qui s’en servent pour tribuniser leurs propos qui sinon n’intéresseraient personne. Des livres sans avenir, positionnés là comme modélisés dans leur originalité convenue, tellement customisés de style, de type, d’ambition et d’amphigourie, qu’il n’en reste rien..
Allez ! Lancez vous donc dans la lecture d’ Affectio Societatis, roman contemporain, vif et dérangeant, paru aux éditions Persee. Ca ne vaut peut-êre un prix littéraire, mais il se pourrait que l’auteur, Alexis Bonabes, soit étroitement lié à Axant.net...