Les qualités d’un grand patron sont les qualités du bon manager exercées sur un périmètre plus large. Pour réussir, un manager doit avant tout disposer des « cinq sens » du management.
La vue : Pas de bon manager sans vision. Une vision qu’il soit capable de transmettre à ses équipes, une vision à terme, une vision engageante et entrainante. Assez de managers à courte-vue !
L’ouïe : Pas de bon manager sans écoute. Il ne sert à rien d’entraîner des gens qui pensent que vous les ignorez, ils ne suivront pas. Il est absurde de penser que l’on n’a pas besoin des idées, du savoir et de l’expérience de ses équipes. Ecouter ses hommes, mais aussi le marché, la société, la concurrence… Assez de managers isolés dans leur tour d’ivoire !
Le goût : Pas de bon manager qui ne sache donner de la saveur à l’action. Manager c’est savoir donner du plaisir à ses équipes, leur renvoyer quelque chose de gratifiant. S’approprier les succès en commun, les faire partager, donner envie des succès futurs malgré les difficultés. Le goût de l’effort ne peut exister que lorsqu’on le valorise par des succès. Assez de management par la souffrance !
L’odorat : Pas de bon manager qui ne sache « sentir » les gens et les choses. Un manager doit connaître le métier, la culture, le marché, le client, les hommes et les femmes qui forment l’entreprise. On n’insiste jamais assez sur la nécessaire finesse du manager. Assez de ces balourds qui s’entêtent dans leurs rêves de splendeur personnelle !
Le toucher : Pas de bon manager inatteignable. Le management c’est de la présence auprès des équipes, pour être en interaction avec elles et garder ainsi sous tension, la dynamique positive entre les gens. Le management nécessite du doigté, de la délicatesse et de la proximité. Assez de stratèges autoproclamés trônant dans leurs bureaux vides !
Avez-vous remarqué ? Il n’y a pas de management sans relation, sans interactivité, sans échange. Les cinq sens ne servent qu’à appréhender le monde et à interagir avec lui. Le manager ne peut pas être seul. Il n’y a pas de management sans collectif. Et pour bénéficier pleinement de tout cela, une qualité est essentielle : la modestie.