Nos « journalystes » merveilleux nous alimentent chaque jour avec leurs doctes commentaires. « Les profit-warnings des entreprises confirment la gravité de la crise internationale »… « Les rumeurs de récession pèsent à la baisse sur les marchés »…« La panique des marchés est alimentée par les craintes de crise de l’économie réelle »… Ils nous donnent l’image d’un petit club déconnecté des réalités du monde, isolé par des filtres : outils et indicateurs qui ne fonctionnent plus selon les règles établies et qu’ils ne savent plus interpréter parce qu’ils n’ont plus de sens.
Relisez Platon : ils sont plongés dans la caverne où ils s’accrochent à une réalité qui n’est plus qu’un théâtre d’ombre.
Nous sommes entrés en récession. Ne tournons pas autour du pot. Ne nous berçons pas des illusions d’un optimisme désespéré. Le temps que le système financier trouve un new deal (car il ne fonctionnera plus jamais comme avant), adoptons plutôt les gestes que le bon sens nous commande.
1 Oublions les repères anciens de valorisation. N’espérons pas de génération de valeur sur les marchés financiers : ils sont cassés
2 Recentrons nous sur l’essentiel : produire selon nos savoir-faire pour répondre à de vrais besoins exprimés par de vrais clients
3 Apprenons à penser en rupture, en quittant les réflexes passés pour en acquérir de nouveaux
4 Produisons de vraies richesses et servons-nous en pour dynamiser l’économie par de la consommation, de l’investissement, de l’innovation, de la solidarité utile plutôt que de les stériliser par d’obscures opérations techniques vaguement porteuses d’hypothétiques richesses à venir
5 Ne tentons pas d’aventures capitalistiques, ne cherchons pas les effets de leviers financiers, n’attachons pas de valeur à ce qui n’est pas appuyé sur du business, des résultats, des succès visibles
6 Ne prenons pas les promesses pour des accomplissements. Méfions nous de nos certitudes, y compris scientifiques, ne nous engageons que sur ce que nous comprenons et maîtrisons, ne nous laissons pas berner par les discours techniciens, les martingales packagées, les pourritures relookées
7 Les hommes : leur intelligence, leur esprit d’entreprise, leur cœur à l’ouvrage ou au service des autres, sont la seule vraie valeur. C’est en eux qu’il faut trouver les succès. C’est eux que notre économie doit servir.