Les sondeurs, acteurs établis du microcosme médiatique parisien se sont encore trompés. Prisonniers de leurs modèles informatiques, un peu comme les climatologues, ils ont négligé de regarder la réalité sociale en face. Leurs statistiques nous ont égarés. Vous savez ce que disent les anglais : « la statistique n’est jamais qu’une catégorie du mensonge ».
Depuis trente ans, les sondages sous-estiment de 2 à 4 points les voix du front national. Malgré leurs amendes honorables, leurs martingales correctrices, ils se sont encore mis dedans cette fois-ci.
L’engouement médiatique face à la campagne toute en « gueule » de Mélenchon a joué aussi son rôle de prisme déformant. « Il a fait une bonne campagne, il doit faire un bon score » et puis… L’illusion révolutionnaire, l’élan rebelle qui n’est jamais qu’un autre conformisme, n’a rien emporté sur son passage laissant la gauche de la gauche à la place qu’elle tient toujours depuis vingt ans.
Que dire sur la participation ? Là aussi, les français ont répondu aux élucubrations des technocrates chroniqueurs statistico-journalistiques de la capitale.
Que dire aussi des estimations de 20h ? Les troublants écarts entre les grands media malgré leurs prestataires informatiques, nous laissent pantois. Se pourrait-il que des visions partisanes se soient mêlées aux résultats « scientifiques » de nos estimateurs statisticiens ?
La société française est plus complexe que les visions simplistes de nos chroniqueurs. Le prêt-à-penser médiatique est toujours aussi aveuglé par une forme de certitude arrogante qui veut éclairer les consciences au lieu de chercher à mieux les comprendre.
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Alors voilà... Maintenant que la pression se fait de plus en plus forte sur nos amis notateurs, ils n’hésitent plus à dégrader la note des USA !!
Il faut le voir pour y croire !
Formidable coup de pub qui ressemble fort à une manoeuvre de préparation d’un prochain : "on vous l’avait bien dit !...".
Franchement, à quoi sert ce genre de gesticulation en plein contexte de crise, si ce n’est à médiatiser à son profit (au profit de qui déjà ?) les turpitudes de l’économie de la dette, arrivée ces temps-ci au bout de sa logique...
Bel exemple des travers de notre temps, les dénonciateurs et autres "indignés" sont souvent bien empêtrés dans les turpitudes qu’ils dénoncent...
Mais il est vrai que notre époque valorise la dénonciation indignée. A quand la promotion de la délation ?
Et si on dégradait la note des agences de notation ?
Et si on doublait leurs évaluations d’un indice de fiabilité (fondé sur les erreurs qu’elles ont pu commettre par le passé) ?
Si on changeait le business model qui oblige à payer leur prestation, pour la rendre gratuite ?
Si on responsabilisait, et rémunérait, les agences de notation sur leurs résultats ?
Si on reliait les agences de notation au FMI, à la banque mondiale, ou à d’autres organismes internationaux ?
Si on arretait de se prêter à ces simulacres de confiance entre financiers pour s’inscrire dans une vraie solidarité internationale fondée sur des politiques économiques, industrielles (ou de service), productives et courageuses...
Avec des si... On arriverait peut être à une plus belle musique !
Pas un jour ne se passe sans que les media ne fassent écho à la décision d’une des trois agences de notation financière (Fitch, Moodys et St&Poors) de dégrader ou augmenter la note de telle entreprise ou de tel état.
Nous souvenons-nous que ces agences avaient été montrées du doigt, à juste titre, lors de la crise financière ? N’avaient-elles pas surnoté à AAA la banque Lehman Brothers ? Et toutes les banques ? Et les établissements aux pratiques financières litigieuses ?
N’avait-on pas fait la preuve que le système de notation était virtuel, inefficace, injuste et inopérant ? Et pourtant il constitue toujours la base de travail des analystes pour l’établissement des conditions de crédit dans le monde... Soit... Court terme et mémoire courte font bon ménage...
Après tout, la Grèce n’est qu’à CCC... Il reste encore 23 lettres !
Voilà maintenant que le gouvernement exige des entreprises qui versent des dividendes, qu’elles versent une prime aux salariés...
Pourquoi crée-t-on une entreprise ? Pour produire des biens, des services et de la richesse. N’est-il pas légitime de toucher les dividendes de son investissement lorsque celui-ci crée de la richesse ?
La dangereuse dérive d’un pouvoir qui cède aux sirènes électoralistes, aux hochets médiatiques et aux appels à la plus vile démagogie est un signe de panique.
Mauvais temps en vue pour les entrepreneurs... La France n’a toujours pas atteint l’âge adulte en la matière.
Le jacobinisme ressurgit toujours dans les moments difficiles. Il est tellement plus confortable que la confiance...
Le GIEC continue ses amendes honorables. Il a fini par reconnaître qu’il n’y avait aucune preuve d’un quelconque lien entre le réchauffement climatique et l’augmentation présumée des catastrophes naturelles (tempêtes, tsunamis, tornades, ...).
Beaucoup l’avaient déjà dit. Il n’y a aucun modèle qui permette de prévoir les catastrophes dont on ne connait même pas le fonctionnement (tiens, tiens, ça ne vous rappelle rien ? Merci Edward Lorenz ! - le "parrain" moral de ce site...).
Non... En fait les affirmations pourtant péremptoires, du GIEC sur les catastrophes naturelles n’avaient d’autre objet que la promotion du ... catastrophisme.
Que les plus sceptiques, relisez donc le livre de Michael Crichton, pourtant si décrié par nos belles consciences : état d’urgence...
Le GIEC vient d’avouer ces jours-ci une énorme erreur sur les prévisions de la fonte des glaciers de l’Himalaya. Nos chers experts, pourtant obligés de se baser sur des informations « validées », « vérifiées » (c’est dans les statuts même du GIEC), ont confondu 35 et 350 ans… Donc une erreur de facteur 10… Pas mal pour des scientifiques…
Voilà qui nous resitue un tantinet l’urgence du phénomène…
Eh oui, les experts font des erreurs, surtout quand ils connaissent les réponses à leurs questions avant de les chercher…
Les scandales, les interrogations, les défections, les réflexions se multiplient autour du GIEC. Mais le bon sens n’a toujours pas pénétré la citadelle…
Suite à notre brève du 12 mai 2009, nous avons décidé qu’il n’était plus temps d’attendre.
Nous décernons donc le prix 2009 des sciences divinatoires au Directeur de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique pour avoir affirmé que la grippe AH1N1 ferait 30000 morts en France à l’automne (il y en a à peine le tiers déclarés au 1er janvier dans le monde, et c’est déjà l’hiver...).
Egalement une mention spéciale pour le sens des responsabilités dont cette haute autorité a fait preuve et enfin, une incitation amicale aux étudiants de l’école à exercer avec encore plus de discernement, leur esprit critique.
Le sommet de Copenhague, malgré les réassurances empruntées de ses participants, malgé les cris d’orfraies des militants écologistes, n’est ni un premier compromis historique, ni un échec épouvantable. Rendons grâce aux dirigeants de ne pas être tombés dans un sordide marchandage fiscal international, relooké dialogue nord-sud, construit sur du sable.
Le seul vainqueur du sommet de Copenhague, c’est l’incertitude. Le monde n’est pas encore gouverné par les modèles informatiques des savants Cosinus, des professeurs Maboulette et des docteurs Folamour autoproclamés de la planète.
L’issue du sommet de Copenhague démontre l’heureuse impossibilité du gouvernement du monde à la seule lumière des avis des scientifiques. Les scientifiques sont des agents d’alerte, pas des agents d’influence...
Rome n’a jamais demandé aux oies du Capitole de prédire l’avenir. Encore moins leur a-t-on réclamé des recommandations, et ces vociférantes palmipèdes n’étaient pas chargées d’éclairer les esprits du Sénat avant les grandes décisions...
Les vomissements plumitifs de Bayrou, les études savantes du PS sur les coûts des déplacements du chef de l’Etat, le fiel déconnecté d’un ancien 1er ministre, c’est à qui fera le plus d’effort pour masquer le désert qui emplit leur tête. A l’heure ou nous sommes d’accord pour dire qu’il y a des problèmes de cohérence, de hiérarchie des priorités et d’efforts dans la politique qui est menée en France, comme il est dommage que l’antisarkozysme tienne lieu d’unique pensée politique alternative. Nous avons pourtant besoin de débat, de construction, d’interactivité dans la vie politique, mais que faire de cette bave médiocre ?
Qu’avons nous donc fait pour mériter une telle opposition !
Aujourd’hui, le Directeur de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) affirme que la grippe AH1N1 fera 30000 morts en France à l’automne. Soit. Prenons le au mot. Lorsque des scientifiques se permettent d’asséner de telles vérités, quel rôle jouent-ils exactement ?
Nous proposons sa candidature au conseil d’administration du salon 2009 des sciences divinatoires. S’il est recalé, ça fera au moins deux bonnes nouvelles...
Ce sont encore les mêmes qui sont descendus dans la rue pour défendre le service public, la démocratie, les palestiniens, l’antisarkozysme, la diversité, le fric pour tous, le statut, la télé, le museau vinaigrette, ...
Encore des querelles du simple au double sur le nombre de manifestants, comme si l’objectif était de compter les troupes...
Rappelons nous simplement cette vieille antienne stalinienne : "le Pape ? Combien de divisions ?..." Le Pape et l’éducation nationale se sont eux-mêmes chargés de nous apprendre que le nombre de piou-pious...
Le contre-plan de relance socialiste a enfin été présenté au deuxième trimestre de janvier. Trois mois pour réagir : pas de doute, la bête bouge encore ! Ce plan propose de donner 500 euros de "chèque crise" à 21 millions de français pour relancer la consommation : une enveloppe d’à peu près 10,5 millions d’Euros, soit environ deux jours de chiffre d’affaires d’un grand magasin. Quelle histoire charmante, quel joli conte de fée contemporain ! A qui veut-on faire croire qu’une telle somme peut relancer la consommation et la croissance en France ? Merci à nos amis socialistes, grâce à eux la démagogie est toujours tendance.
Ils sont tellement à court d’idées, dépassés par leurs propres passions, leurs petits statuts, leur misérable classement dans le top 50 médiatique ambiant qu’ils se condamnent eux-même au lamentable spectacle de cour d’école qu’ils nous livrent. Les socialistes, les consciences "progressistes", les pamphlétaires opportunistes ou les anciens premiers ministres viennent bavoter leur aigreur sur l’hyperactivité présidentielle, alimentant par la même le culte de la personnalité qu’ils croient dénoncer... Il renforcent efficacement le phénomène de "cour" sur lequel ils se répandent en longues métaphores complaisantes.
La France mériterait vraiment que quelques uns se mettent à réfléchir. les enjeux qui nous font face exigent un peu plus que ces caquètements de basse-cour.
Le désastre financier actuel dépasse tout ce que l’économie mondiale avait connu jusqu’alors. Il est étonnant de voir combien les acteurs de ce théâtre d’opérations s’obstinent à utiliser les mots, les outils, les raisonnements qui à l’évidence ne peuvent plus avoir cours. On parle encore de "rebond" dés qu’une hausse de 1% pointe son nez, on publie encore les édits des agences de notations, pourtant si décriées et en partie responsables de la crise, on vient encore gloser sur des niveaux d’indices "paliers" ou des élucubrations d’analyses graphiques aujourd’hui vides de sens.
Nous abordons une période exceptionnelle où il faut penser en rupture, laisser les habitudes et les règles du passé, changer les optiques de projection, considérer que les fonctionnements d’hier ne marchent plus, même les plus anodins.
Acceptons la remise en cause fondamentale d’un système qui ne répond plus. Remettons nous à l’écoute des besoins du monde, des entreprises et des gens, et inventons des nouveaux outils en s’appuyant sur le bon sens (toujours secourable en pareil cas) et l’imagination.