Nous faisons partie de ces gens qui pensent que si on manage bien les hommes, on limite les risques d’incompréhension, de découragement et d’affrontement. Nous pensons même que c’est à cela que sert en grande partie le management.
Pour nous, il n’y a pas deux types de management : un type « humain » de management (que l’on pourrait pratiquer quand « tout va bien et qu’on a le temps… ») et un type « business » de management (nécessairement « froid » et « technocratique », que l’on se doit de pratiquer quand ça va mal, en économie mondialisée en période de crise…). C’est ce que croient beaucoup de chroniqueurs, journalistes, consultants ou syndicalistes lorsqu’ils entendent le mot management. Comme nous sommes en période difficile, il est donc normal de considérer que le management est nuisible pour l’homme.
Pour nous, le management est une partie intégrante de la condition humaine (voir le texte de Simone Weil dans ces pages). Il consiste à donner des responsabilités, des perspectives, de l’information et un sens à l’action d’une équipe. Il n’y a pas de façon « inhumaine » de manager. Il n’y a que du management mal fait ou sans talent.
Les attaques récentes contre « les politiques managériales » (beurk !) des grandes entreprises concernent hélas bien souvent des cas de ce type.
Conduits par des dirigeants sans discernement, fraichement convertis, sur la base d’injonctions objectives purement mécanistes, ces « politiques » d’alignement ne peuvent que conduire au désastre humain (chez ceux-là même qui prétendent que l’homme est au cœur de l’entreprise …). On ne transforme pas un objectif général de retour sur investissement en objectif individuel par une simple division ! Cela requiert un peu plus d’intelligence, d’adaptation et de sagesse. La performance d’entreprise ne se traduit jamais par la somme des performances individuelles. Il suffit de regarder un match de rugby, ou un concert de musique symphonique pour le comprendre. On doit analyser de quelle façon, les équipes peuvent contribuer à cet objectif et ne pas se contenter de le diviser par le nombre de têtes de pipes. On n’aligne pas les hommes sur des stratégies. On sollicite leur compréhension, leur intelligence, leur solidarité au service d’une stratégie à laquelle ils peuvent contribuer.
Nous disons donc sans détour que le management, loin d’être une cause de la crise, ne doit pas non plus en être une victime. Mais c’est par un management plus appliqué à chaque situation, plus professionnel, plus courageux et plus intelligent que l’on trouvera des ressorts pour affronter la crise.
C’est en tous cas le sens de nos convictions et de notre travail.
Haïti, c’est l’humanité avec un grand H, dans ce qu’elle a de plus brut, de plus authentique, de plus juste, de plus dépouillé de ses artifices…
C’est l’humanité dans ce qu’elle a de plus vulnérable, de plus hésitant, de plus livrée à elle-même et à sa propre responsabilité sur elle-même…
C’est l’humanité dans ce qu’elle a de plus confrontée à son destin, à sa finalité, à sa contingence, seule face à son essence…
A Haïti aujourd’hui, on trouve l’humanité dans ce qu’elle a de plus beau.
L’épisode grippe A est édifiant. Pendant des mois, les experts, internationaux et nationaux nous ont assuré qu’il fallait deux vaccinations pour en garantir l’efficacité.
Puis depuis novembre, les mêmes experts nous déclarent avec autant de certitude, qu’il n’en faut qu’une seule. Intéressant non ? Sur un sujet aussi balisé, analysé, connu, sur un terme aussi court, avec de multiples possibilités de tests, les experts aussi évoluent dans un monde d’incertitude... Ils peuvent se tromper, changer d’avis, ne pas émettre de principe définitif...
Est-il raisonnable de penser que les "experts" du Giec échapperaient à ce phénomène ? Doit-on considérer leurs certitudes comme définitives ? Courage ! La sagesse progresse, on peut espérer qu’elle vienne toucher nos amis climatologues de sa grâce prochainement !...
lire aussi nos brêves "catastrophisme, déterminisme scientiste..."
Tiens, un autre "jeudi noir" comme nous en avons l’habitude depuis 40 ans. Les syndicats mobilisent ceux qui peuvent, pendant que les victimes de la crise tentent de s’en sortir. Chacun compte ses ouailles, réclame des sous, critique ceux qui agissent. C’est la loi du genre. Ca ne sert à rien, ça n’apporte rien, ça ne change rien. Qu’on se rassure, la déflation à venir fera passer nos petits soucis de pouvoir d’achat au second plan...
Sans aucun doute, la crise financière est un phénomène chaotique. On le constate jour après jour avec son imprévisibilité, son caractère excessif, les vents de panique et d’hyperréactivité, les rumeurs et les peurs qui l’accompagnent. Premier enseignement à en tirer : un tel phénomène interdit tout retour en arrière. les règles du système ancien sont mortes avec lui. On ne reviendra jamais à l’état précédent du système. la flèche du temps est irréversible.
Le futur est à inventer si nous voulons en reprendre un certain contrôle. Il est inutile de réagir pour rétablir les équilibres. Il faut en créer de nouveaux.
Pas assez cher !... Répond la ligue nationale de foot devant les offres pourtant déjà munificentes des opérateurs télé et telephone. On se demande si on ne se trouve pas devant une nouvelle manifestation du syndrome du héron que l’on peut résumer par cet adage britannique : "how much is enough ?". Après la Société Générale, la LFP ?
En tous cas, les sages le savent bien, en matière de football, "combien ?" n’est pas la bonne question Ca serait plutot "combien à combien ?".