Une nouvelle année commence dans ce monde en profonde mutation que nous habitons aujourd’hui. L’ère est à la désacralisation des valeurs de l’argent, mises à mal, et même à « éxécrable », par la crise économico-financière, dont les effets restent encore impossibles à évaluer. La nouvelle valeur montante c’est celle de la planète.
Aie ! Comment ne pas voir la profonde ambiguïté qui anime le débat sur » la cause de la planète ». Disons le tout de suite, le risque principal derrière cela, c’est que l’on en vienne à décider que l’homme est nuisible pour sa planète et à instituer les fantasmes - projections psychologisantes compassionnelles – projetés sur la planète, en nouvelle religion officielle et obligatoire. La crise de 2009 nous l’a montré… D’autres avant nous l’ont démontré… Avec éclat ! Placer l’homme derrière une « philosophie » dominante qui le dévalorise, conduit à le transformer en instrument, en "variable d’ajustement", en « facteur de production », en « contrainte écologique »...
Toutes les pensées qui fonctionnent sur ce beau schéma, lorsqu’elles parviennent au grand jour, ou pire, au pouvoir, se traduisent immanquablement par les pages les plus noires de l’histoire de l’humanité : massacres, guerres civiles, famines, dictatures, exclusions, génocides…
Méfions nous : aucune cause n’est assez grande pour faire passer l’homme au second plan.
Alors que cette année nouvelle vous soit année d’envol. Parce que l’oiseau quand il s’envole ne cherche pas de la hauteur, un autre point de vue, un autre statut, un autre monde… Non... Il cherche simplement à… voler !
Que cette image nous incite à « cultiver notre jardin » comme disait Candide, à nous concentrer sur l’essentiel, à bien faire nos métiers, sans excès, débordements, et logiques du « toujours plus » et à en prendre de la graine… Comme le font les oiseaux depuis des millions d’années...
Haïti, c’est l’humanité avec un grand H, dans ce qu’elle a de plus brut, de plus authentique, de plus juste, de plus dépouillé de ses artifices…
C’est l’humanité dans ce qu’elle a de plus vulnérable, de plus hésitant, de plus livrée à elle-même et à sa propre responsabilité sur elle-même…
C’est l’humanité dans ce qu’elle a de plus confrontée à son destin, à sa finalité, à sa contingence, seule face à son essence…
A Haïti aujourd’hui, on trouve l’humanité dans ce qu’elle a de plus beau.
L’épisode grippe A est édifiant. Pendant des mois, les experts, internationaux et nationaux nous ont assuré qu’il fallait deux vaccinations pour en garantir l’efficacité.
Puis depuis novembre, les mêmes experts nous déclarent avec autant de certitude, qu’il n’en faut qu’une seule. Intéressant non ? Sur un sujet aussi balisé, analysé, connu, sur un terme aussi court, avec de multiples possibilités de tests, les experts aussi évoluent dans un monde d’incertitude... Ils peuvent se tromper, changer d’avis, ne pas émettre de principe définitif...
Est-il raisonnable de penser que les "experts" du Giec échapperaient à ce phénomène ? Doit-on considérer leurs certitudes comme définitives ? Courage ! La sagesse progresse, on peut espérer qu’elle vienne toucher nos amis climatologues de sa grâce prochainement !...
lire aussi nos brêves "catastrophisme, déterminisme scientiste..."
Tiens, un autre "jeudi noir" comme nous en avons l’habitude depuis 40 ans. Les syndicats mobilisent ceux qui peuvent, pendant que les victimes de la crise tentent de s’en sortir. Chacun compte ses ouailles, réclame des sous, critique ceux qui agissent. C’est la loi du genre. Ca ne sert à rien, ça n’apporte rien, ça ne change rien. Qu’on se rassure, la déflation à venir fera passer nos petits soucis de pouvoir d’achat au second plan...
Sans aucun doute, la crise financière est un phénomène chaotique. On le constate jour après jour avec son imprévisibilité, son caractère excessif, les vents de panique et d’hyperréactivité, les rumeurs et les peurs qui l’accompagnent. Premier enseignement à en tirer : un tel phénomène interdit tout retour en arrière. les règles du système ancien sont mortes avec lui. On ne reviendra jamais à l’état précédent du système. la flèche du temps est irréversible.
Le futur est à inventer si nous voulons en reprendre un certain contrôle. Il est inutile de réagir pour rétablir les équilibres. Il faut en créer de nouveaux.
Pas assez cher !... Répond la ligue nationale de foot devant les offres pourtant déjà munificentes des opérateurs télé et telephone. On se demande si on ne se trouve pas devant une nouvelle manifestation du syndrome du héron que l’on peut résumer par cet adage britannique : "how much is enough ?". Après la Société Générale, la LFP ?
En tous cas, les sages le savent bien, en matière de football, "combien ?" n’est pas la bonne question Ca serait plutot "combien à combien ?".