Une nouvelle année commence dans ce monde en profonde mutation que nous habitons aujourd’hui. L’ère est à la désacralisation des valeurs de l’argent, mises à mal, et même à « éxécrable », par la crise économico-financière, dont les effets restent encore impossibles à évaluer. La nouvelle valeur montante c’est celle de la planète.
Aie ! Comment ne pas voir la profonde ambiguïté qui anime le débat sur » la cause de la planète ». Disons le tout de suite, le risque principal derrière cela, c’est que l’on en vienne à décider que l’homme est nuisible pour sa planète et à instituer les fantasmes - projections psychologisantes compassionnelles – projetés sur la planète, en nouvelle religion officielle et obligatoire. La crise de 2009 nous l’a montré… D’autres avant nous l’ont démontré… Avec éclat ! Placer l’homme derrière une « philosophie » dominante qui le dévalorise, conduit à le transformer en instrument, en "variable d’ajustement", en « facteur de production », en « contrainte écologique »...
Toutes les pensées qui fonctionnent sur ce beau schéma, lorsqu’elles parviennent au grand jour, ou pire, au pouvoir, se traduisent immanquablement par les pages les plus noires de l’histoire de l’humanité : massacres, guerres civiles, famines, dictatures, exclusions, génocides…
Méfions nous : aucune cause n’est assez grande pour faire passer l’homme au second plan.
Alors que cette année nouvelle vous soit année d’envol. Parce que l’oiseau quand il s’envole ne cherche pas de la hauteur, un autre point de vue, un autre statut, un autre monde… Non... Il cherche simplement à… voler !
Que cette image nous incite à « cultiver notre jardin » comme disait Candide, à nous concentrer sur l’essentiel, à bien faire nos métiers, sans excès, débordements, et logiques du « toujours plus » et à en prendre de la graine… Comme le font les oiseaux depuis des millions d’années...